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mercredi 1 septembre 2010

Retour de Vacances

En ce début de rentrée, chacun revient chargé de souvenirs de vacances. Des mots, des images de soleil, de farniente, de bon air, de détente, de paysages débordent. On parle de nos journées lassives ou de nos découvertes, nos activités, nos rencontres. On en parle avec le sourire, avec un goût savoureux; le délicieux n'est pas loin. Le contenu des vacances déposé, la sensation d'un manque, d'une insatisfaction, d'un écart vient parfois chatouiller notre quotidien retrouvé. On aspire à de nouvelles retrouvailles rapides avec l'été chatoyant.
Grattant un peu plus loin, il nous faudrait presque envisager, espérer changer de boulot, de maison, de région, de mode de vie. Des rêves s'échappent l'espace de quelques jours avant de se dissoudre avec la reprise de nos activités, même sous la grisaille la plus tenace.

Pourtant, pour ma part, il me subsiste une attente permanente, plus vitale, plus simple, plus souple, plus légère. Une disponibilité à ce qui me rendait "sobrement" vivant.C'est à dire un contact à soi et l'environnement, qui pendant un court instant, me décochait un sourire et me faisait chantonner un air d'Alain Souchon "si la vie est un film de rien, Ce passage-là était vraiment bien, Ce passage-là était bien ".

L'intense n'était pas présent.

Et c'est bien ce dont j'ai pris conscience cet été. La société de consommation à laquelle j'appartiens et qui me convient à bien des égards, entretient l'intense, le toujours plus. Je ne rejette pas cette intensité mais pour faire une parabole amusante, je dirais que si l'électricité m'est utile, elle ne m'est pas nécessaire pour regarder le soleil. C'est pourquoi, aux retours de vacances, j'ai entendu, autour de moi, non des désirs éculés d'élevage de chèvres au Larzac, mais une aspiration à rester vigilant aux choses simples et naturelles. C'était comme une évidence. Peut être comme une alerte.







jeudi 27 mai 2010

Philosophie angélique

Régulièrement, je me délecte des chroniques de Denis Marquet dans le magazine Nouvelles clés. Philosophe et thérapeute, il m'enchante avec ses mots et le sens de ses propos. Je lis en ce moment son dernier livre :" Eléments de philosophie angélique". Quelle expérience jubilatoire! Point de prosélytisme, de concepts flous, de références écrasantes, ce livre offre une ouverture, un regard différent pour "devenir humain", en marge des idées reçues avec des mots vraiment simples, chaleureux et porteurs de sens. A déguster, à réfléchir, à vivre...pour du nouveau ("angélique" signifie "l'annonce du nouveau")

lundi 10 mai 2010

Et si de l'amour on ne savait rien?

Philosophe, pratiquant la méditation bouddhique, Fabrice Midal a déjà écrit plusieurs livres. Voilà son dernier que je suis entrain de déguster. Il parle évidemment de l'amour entre humains mais va bien au delà en parlant de l'amour lié aux arts, à la nature...

En voici un tout petit extrait : "Lorsque les humains marchent à travers champs par une nuit éclairée des seules étoiles, en tombant nez à nez avec la majesté d'un arbre, en respirant un soir après la pluie, en contemplant un poisson qui passe dans une rivière,en marchand pieds nus sur le sable blanc, ils sont soulagés, ils éprouvent de la chaleur et de la joie, un sentiment d'unité et de confiance - qui est précisément l'amour".

vendredi 7 mai 2010

Citation

"Le simple fait de consacrer une ou deux minutes par jour à se dire : « Je suis reconnaissant d’être en vie », a des conséquences insoupçonnées". Tal ben Shahar


lundi 3 mai 2010

Citoyen du monde

Le soir, pris dans les bouchons du retour, j'aime écouter "Et pourtant elle tourne" sur France Inter. Cette émission développe des sujets internationaux avec un regard décalé, différent des journaux télévisés. Les sujets sont creusés, approfondis. L'actualité n'est plus française mais étrangère. Cette émission nous invite sans cesse à prendre du recul sur notre vision du monde, forcément tronquée et étriquée. Une émission qui nous invite à la curiosité et pas que dans les domaines économiques et politiques. La musique y a aussi sa place.

C'est d'ailleurs à propos d'elle que j'écris ce post.

A propos d'un artiste, devrais je dire : Rolando Villazón. Peu connaisseur d'opéra, je n'avais jamais entendu parler de lui, ni entendu tout court. Ce ténor franco mexicain m'a transporté lorsqu'il s'est mis à.... parler de lui. Voilà ce qu'il dit et que j'ai pu mettre par écrit en réécoutant le podcast de l'émission.
Mexicain, il est devenu français il y a peu, après avoir bourlingué, erré volontairement pendant des années. "Au début de ma carrière" dit-il" ma femme et moi avons décidé de ne pas avoir de lieu fixe et comme c'était le début de ma carrière, j'avais beaucoup de temps libre, et si on avait deux mois libres, on se disait on va vivre où? ... je suis allé à Londres deux mois dans un meublé puis j'avais un concert à Gènes et je suis resté un mois puis la Grèce..." "Il y avait une règle, on ne pouvait pas garder de choses, donc on avait chacun une valise avec seulement des choses qui pouvaient rentrer dedans et avec lesquelles, on pouvait voyager. Donc, je donnais mes livres, mes disques. Si je devais changer de chaussures, je devais laisser les anciennes". "Donc c'était pas mal" dit-il en se marrant....et il arrive à Lyon où il tombe amoureux de la France. Ils veulent avoir des enfants et décident de vivre à Paris et arrêter leur vie d'errance. Le journaliste témoigne de son caractère cosmopolite, citoyen du monde et de sa philosophie personnelle sur la notion d'identité. Il parle même de son magnétisme, de sa vraie façon d'écouter ses interlocuteurs, de sa chaleur et j'en passe...Voilà ce que dit cet artiste, des villes qu'il parcourt : "J'adore marcher des heures, j'essaye de me perdre dans les villes...je me dis maintenant à droite, maintenant à gauche...ca y est je suis perdu...c'est ce que j'aime, je ne rentre pas comme un touriste mais comme quelqu'un qui peut s'arrêter dans un café, je suis un étranger partout et c'est une belle condition que d'être un étranger parce que je ne suis pas limité à une nationalité, à un endroit...je me sens habiter le monde...j'aime parler mon allemand avec des erreurs et avec mon accent espagnol, je n'ai pas honte, au contraire...(qu'on le donne ou qu'on le reçoit c'est comme un cadeau), je trouve cela d'une richesse extraordinaire, d'une musicalité merveilleuse...je cherche plutôt que les histoires, la musique. C'est beaucoup plus profond, plus universel la musique que l'on entend quand on marche dans une ville...Je crois que nous vivons dans une époque qui lutte pour cette ouverture...on a telle culture en nous et au lieu de la garder, de la protéger, de laisser les autres dehors, il nous faut la partager, la communiquer et rester complètement ouvert pour recevoir les autres influences, les autres musiques, les autres tonalités pour avoir une harmonie. C'est une utopie...mais il faut continuer, c'est le bon chemin".

vendredi 26 février 2010

"La vie n’est pas un endroit particulier ou une destination – la vie est un chemin."
« Le miracle n'est pas de marcher sur l'eau, il est de marcher sur la Terre verte dans le moment présent et d'apprécier la beauté et la paix qui sont disponibles maintenant ».

mardi 5 janvier 2010

Tu es une merveille

TU ES UNE MERVEILLE

Chaque seconde que nous vivons est un moment nouveau et unique dans l'histoire de l'univers, un moment qui ne reviendra plus jamais... Et qu'enseignons-nous à nos enfants ?

Nous leur enseignons que deux et deux font quatre, et que Paris est la capitale de la France.

Quand leur enseignerons-nous aussi à savoir qui ils sont ?

Nous devrions dire à chaque enfant: « Tu sais qui tu es? Tu es une merveille. Tu es unique.

Depuis le début des temps, il n'y a jamais eu un autre enfant comme toi. Tes bras, tes jambes, l'agilité de tes doigts, ta façon de marcher. Tu pourrais être un Shakespeare, un Michel-Ange, un Beethoven. Tu es capable de réussir en tout. Oui, tu es une merveille. Et quand tu seras grand, oserais-tu faire du mal à quelqu'un qui, comme toi, est une merveille? »

Tu dois travailler, nous devons tous travailler, à rendre le monde digne de ses enfants.

Pablo Casals

mardi 8 décembre 2009

Tu seras un homme...

Si...

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être que penseur ;
Si tu sais être dur, sans jamais être en rage,
Si tu sais être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral et pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois les Dieux la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme mon fils !

mardi 1 décembre 2009

Nelson Mandela

J'aime lire, pendant mes stages, des contes, des histoires et autres citations. Aussi, je pose sur ce blog, quelques uns des textes que je partage. Voici l'extrait du discours d'investiture de Nelson Mandela en 1994.

"Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur,
Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au delà de toute limite,
C’est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus.
Nous nous posons la question : “ Qui suis-je, moi, pour être brillant, talentueux et merveilleux ? ”
En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ?
Vous êtes un enfant de Dieu. Vous restreindre et vivre petit ne rends pas service au monde,
L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres,
Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous. Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus : elle est en chacun de nous, et au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même. En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres...

jeudi 26 novembre 2009

Risquer la liberté

"l'Art d'être humain nous apprend à ne plus avoir peur de notre fragilité, à lui donner droit, à la laisser ouvrir notre coeur. Lorsque nous voyons un ami cher, notre petit-fils, une goutte de pluie glisser sur la fenêtre, il se pourrait que nous soyons émus. Loin d'être un problème, cette sensibilité nous permet au contraire d'établir une authentique communion avec le monde. Sans elle, il nous serait même impossible de parler à quelqu'un. Cette tendre vulnérabilité ne renvoie donc à aucune sentimentalité, mais à la capacité primordiale que nous puissions être touchés, en relation avec les autres, liés à eux." Fabrice Midal dans son dernier livre "Risquer la liberté". Son site de séminaire : prajna-philia.

mercredi 4 novembre 2009

Utopies

En ce moment, ce mot me vient souvent à l'esprit. Utopie : Société idéale mais imaginaire. Projet dont la réalisation est impossible.
En allant fouiner dans les citations en rapport avec elle, j'ai été surpris du nombre de citations négatives à son propos.
En voici une parmi tant d'autres :"Je hais l'idée d'une aube nouvelle où les homo sapiens vivraient en harmonie, car l'espoir que cette utopie suscite a justifié les plus sanglantes exterminations de l'histoire". François Bizot
L'histoire nous révèle donc que les utopies n'ont jamais réellement fonctionné, pire elles ont tyrannisé.
Pourtant parler d'utopie nous amène à venir réveiller nos valeurs humaines essentielles, nos aspirations profondes. On peut alors sortir de l'ornière de notre réalité quantifiable. En s'offrant parfois ces doux rêves, on se donne la permission de sortir de notre quotidien, en regardant autrement et en se donnant la possibilité d'être créatif dans sa vie. A suivre...

Il existe des micro sociétés utopiques dont une des plus connues est celle d'Auroville en Inde.

Photo de Roger Anger : Site Wikimedia

mercredi 28 octobre 2009

What's the most important thing this year?

"What's the most important thing this year? - Réponse : To be happy! " "What are we here for? Réponse : To be happy" (Quelle est la chose la plus importante cette année? - Etre heureux - Pourquoi sommes nous ici? - Pour être heureux). Voilà ce qu'enseigne ce professeur japonais à ses élèves. Il continue en disant : nous n'avons qu'une vie, alors profitons en vraiment.

J'ai découvert cette vidéo (en anglais) par l'intermédiaire d'un ami via Facebook. Voilà encore une occasion de dire que l'utilisation de Facebook peut réserver aussi de belles surprises.
J'ai été touché par les 5 vidéos et notamment lorsque le professeur permet à ses élèves de parler de la mort, de parler d'eux, lorsqu'il permet à la classe (sans qu'il en fasse la demande) de lui dire qu'il ne faut pas punir un élève. Belle ouverture d'esprit, de tolérance, d'humilité. Je ne sais pas si l'esprit d'équipe, le collectif serait vécu de la même façon en France mais voilà une reportage qui ouvre la porte à d'autres possibles.




lundi 26 octobre 2009

L'automne

J'ai découvert cette vidéo sur l'Automne. Les images sont magnifiques. On traverse des scènes quotidiennes dans une ville d'Italie. C'est simple et beau. Je me suis laissé toucher. Et vous?


vendredi 9 octobre 2009

Imagine Peace

Le 9 Octobre, à Reykjavik en Islande, une tour en hommage à Elton John est illuminée. Elle est à l'initiative de Yoko Ono, sa compagne. La tour s'appelle "L'Imagine Peace Tower". Le choix de l'Islande a été fait car ce pays à dans sa constitution l'interdiction d'avoir une armée.
>le site d'Imagine Peace< et la Webcam de la tour>ici<

Voilà la traduction des paroles de la chanson IMAGINE :

Imagine qu’il n’y a pas de paradis,
C’est facile si tu essayes,
Pas d’enfer derrière nous,
Au-dessus de nous seulement le ciel,
Imagine tout le monde
Vivant au jour le jour

Imagine qu’il n’y ait pas de frontières,
Ce n’est pas difficile à faire,
Personne à tuer ou pour qui mourir,
Et également pas de religion
Imagine tout le monde,
Vivant la vie dans
la Paix

Vous direz que je suis un Rêveur
Mais je ne suis pas le seul
J’espère qu’un jour tu te joindras à nous
Et le monde vivra à l’unisson

Imagine pas de possessions,
Je me demande si tu le peux
Pas de besoin de soif de pouvoir ou de biens
Une fraternité de l’homme,
Imagine tout le monde
Se partageant le monde entier

Vous direz que je suis un Rêveur
Mais je ne suis pas le seul
J’espère qu’un jour tu te joindras à nous
Et le monde vivra à l’unisson

mardi 6 octobre 2009

C'est bientôt le sommet de Copenhague


Le président du Forum humanitaire mondial, Kofi A. Annan, a lancé une reprise de la chanson du groupe Midnight Oil "Beds Are Burning" spécialement enregistrée pour exiger, à travers une pétition musicale mondiale, que justice soit rendue au climat lors du Sommet de l'ONU sur le réchauffement climatique qui se tiendra à Copenhague en décembre. Plus de 60 vedettes internationales, dont Duran Duran, Mark Ronson, Jamie Cullum, Marion Cotillard, Milla Jovovich, Fergie, Lily Allen, Manu Katche, Bob Geldof, Youssou N'Dour et Yannick Noah ont participé à l'enregistrement de la chanson.


Les Lits En Feu de Midnight Oil
Là où la rivière est sortie de son lit
Le bois de sang et le chêne du désert
Des saccages retenus et du diesel qui flambe
De la vapeur en 45 degrés

Le moment est venu
De dire que le montant est juste
De payer le loyer
De payer notre part

Le moment est venu
Un fait est un fait
Cela leur appartient
Alors redonnons-leur

Comment peut-on danser pendant que notre terre tourne
Comment dort-on quand nous lits sont en feu
Comment peut-on danser pendant que notre terre tourne
Comment dort-on quand nous lits sont en feu

Le moment est venu de dire que le montant est juste
De payer le loyer, de payer notre part

Les quatre roues font peur aux petit animaux
De l'est du Kintore au Yuendemu
Le désert de l'ouest vit et respire
À 45 degrés

lundi 28 septembre 2009

Playing for change (suite)

Je vous avais déjà montré deux vidéos de ce site internet "Playing for change".
Pour rappel, il s'agit de musiciens enregistrés de part le monde. Ils interprétent la même chanson et les monteurs ont ensuite compilé leurs différentes performances. Voici une chanson "War, no more trouble" de Bob Marley.

mercredi 23 septembre 2009

Le meilleur et le pire

Drôle de sujet sur un blog sur l'émerveillement et pourtant je ne peux m'empêcher d'en parler. S'émerveiller ne veut pas dire nier.

Hier soir, j’ai regardé le deuxième volet du documentaire Apocalypse sur la seconde guerre mondiale, diffusée sur France2. Avalé, par les images d’archive, je me sentais oppressé, terrifié, stupéfait. Les chiffres en millions de morts, de bombes n’avaient plus aucun sens à la fin du documentaire, inaccessibles mentalement. Ils me paraissaient tout aussi incompréhensibles que le sont les distances de l’univers, les mesures de l’infiniment petit ou l’âge de l’univers. Quelle mystère que notre espèce humaine !

Espèce capable de créer, de bâtir, de jouer, de rire, de prier, d’être empathique, d’aimer, de partager, de vivre ensemble, de respecter, de vibrer, de rêver, se s'émerveiller, de réfléchir, de penser, de ressentir…. Tout en étant capable de détruire, de se détruire, d'être violente, d’être fascinée, de haïr, de faire souffrir, de se désincarner, d’occulter, de s'accommoder…

Fruit de l’évolution, je suis un condensé de tout cela, éparpillé entre mon envie de vivre le plus pleinement et joyeusement au monde et en guerre contre moi et les autres pour des broutilles du quotidien. Combien de fois pouvons nous nous surprendre à vouloir le monde, notre entourage à notre image et non pas tel qu’il est. Voulons nous vraiment la paix ?

« Tant que tu n’as pas trouvé la paix en toi, ne la cherche pas ailleurs » disait la Rochefoucauld.
C’est un chemin difficile qui ne peut passer que par nous.

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mardi 15 septembre 2009

L'ecologie du Bonheur

Hier, j'écoutais sur France Inter, la tête au Carré, de Mathieu Vidard. Il interviewait Eric Lambin qui vient de sortir un livre "Une écologie du bonheur".
Pour lui, il faut absolument faire une transition vers le développement durable.
S'appuyant sur des études en psychologie et en neurobiologie, il note que les attitudes individuelles sont hétérogènes.
Certains (environ 20%) sont prêts à changer, au nom de motivations altruistes, envers les autres, la nature.
Environ 20% se soucient assez peu de l'avenir et restent individualistes, sont peu motivés par les questions environnementales.
60% sont le suiveurs et peuvent aller d'un côté ou l'autre.
Il s'est alors posé la question suivante : "Est ce qu'on a vraiment besoin de la nature?" Après tout dit-il, le 20ème siècle a apporté des progrès (notamment en terme de santé).
En faisant l'avocat du diable, je rajouterai que la nature peut faire des dégâts (seismes, tornades, inondations, maladies...) et que la plupart d'entre nous vivons en ville...
Mais à sa grande surprise, et à partir de documents scientifiques, il s'est aperçu que la nature est indispensable pour notre bien être et notre bonheur. "Les experimentalistes ont des données scientifiques sur l'effet apaisant de la nature suite à un stress important. Certes depuis 350 000 générations, nous nous sommes détachés peu à peu de la nature par notre culture, créant un ecran avec le monde naturel. Nous avons perdu le mystère, la compléxité, la diversité des ecosystemes naturels. Cependant, notre bonheur depend de notre environnement naturel".
D'ailleurs il observe un cercle vertueux. Plus les gens sont heureux, plus ils adoptent des gestes envers la nature. Plus ils sont en lien avec la nature, plus ils sont heureux.
Statistiquement parlant, les personnes les plus matérialistes sont plus anxieuses. Elles s'éloignent du bien être et ont impact plus élevé sur l'environnement.


Bon ce soir en rentrant boulot, je m'assois sous un arbre. ;o)


samedi 22 août 2009