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dimanche 12 septembre 2010

mercredi 1 septembre 2010

Retour de Vacances

En ce début de rentrée, chacun revient chargé de souvenirs de vacances. Des mots, des images de soleil, de farniente, de bon air, de détente, de paysages débordent. On parle de nos journées lassives ou de nos découvertes, nos activités, nos rencontres. On en parle avec le sourire, avec un goût savoureux; le délicieux n'est pas loin. Le contenu des vacances déposé, la sensation d'un manque, d'une insatisfaction, d'un écart vient parfois chatouiller notre quotidien retrouvé. On aspire à de nouvelles retrouvailles rapides avec l'été chatoyant.
Grattant un peu plus loin, il nous faudrait presque envisager, espérer changer de boulot, de maison, de région, de mode de vie. Des rêves s'échappent l'espace de quelques jours avant de se dissoudre avec la reprise de nos activités, même sous la grisaille la plus tenace.

Pourtant, pour ma part, il me subsiste une attente permanente, plus vitale, plus simple, plus souple, plus légère. Une disponibilité à ce qui me rendait "sobrement" vivant.C'est à dire un contact à soi et l'environnement, qui pendant un court instant, me décochait un sourire et me faisait chantonner un air d'Alain Souchon "si la vie est un film de rien, Ce passage-là était vraiment bien, Ce passage-là était bien ".

L'intense n'était pas présent.

Et c'est bien ce dont j'ai pris conscience cet été. La société de consommation à laquelle j'appartiens et qui me convient à bien des égards, entretient l'intense, le toujours plus. Je ne rejette pas cette intensité mais pour faire une parabole amusante, je dirais que si l'électricité m'est utile, elle ne m'est pas nécessaire pour regarder le soleil. C'est pourquoi, aux retours de vacances, j'ai entendu, autour de moi, non des désirs éculés d'élevage de chèvres au Larzac, mais une aspiration à rester vigilant aux choses simples et naturelles. C'était comme une évidence. Peut être comme une alerte.







mardi 27 juillet 2010

des mots simples

La semaine dernière, je regardais les nuages (comme souvent) et je cherchais de belles métaphores pour décrire ma fascination. Une phrase simple m'est venue alors. "J'aime les nuages parce qu'ils sont nuageux". Ca paraissait simple et pourtant cette description collait parfaitement à ce que je ressentais, percevais, admirais. Au fond, je n'avais rien à comprendre, à chercher, à décrire. Un seul message : Etre attentif a ce que je ressentais devant ce qui m'était donné : le vert des arbres, l'ensoleillement du soleil, le souffle du vent. Ces lapalissades m'offraient, à cet instant, une ouverture et une complétude incroyables.



mardi 18 mai 2010

le bruit de la tondeuse

Il y a quelques semaines, je vous faisais part des sensations éveillées par une simple pince à linge.
Hier, c'est le bruit d'une tondeuse au loin qui m'emmenait dans un état de bien être, simple et précieux. Poésie de sensations agréables, apaisantes et joyeuses. Le son de la machine n'est pas anodin, il est synonyme vous en conviendrez, de beau temps, de soleil, de chaleur et de jardin, de nature. Ce bruit me réjouit, me ré "éveille".
Bien sûr pour que j'en apprécie sa mélodie mécanique, il doit se situer à une certaine distance sinon l'agressivité du moteur dissipe cette plénitude infinie, indescriptible, inexplicable.
Je me revois étudiant, entendre mon voisin tondre à quelques encablures, son immense jardin . Je laissais tomber mes cours et lâchait quelques instants, mon esprit se perdre dans la flânerie, la douceur de vivre. Lorsque je m'approchais de la fenêtre, je me laissais toucher par l'odeur de la graminée fraîchement coupée. Le vert tendre de la pelouse m'apaisait.
C'est toujours d'actualité. J'aime également tondre. On foule le sol de ligne en ligne, pour "cultiver son jardin" et se mettre au vert. Vivement samedi que je m'y remette.

Comment dis tu? L'aspi? l'aspirateur? C'est un peu pareil, on cultive son intérieur? Ah, non, tu ne comprends rien à la poésie des sens, ca n'a rien à voir. Et puis je te rappelle, notre aspirateur est silencieux ;o)

lundi 8 février 2010

La magie des Livres

Les livres sont indispensables à la vie. Ce sont des objets totalement magiques. Un livre est un infatigable raconteur d'histoires, silencieux pour les autres, extrêmement prolixe pour soi. C'est un petit sorcier transportable partout, peu coûteux, tout à fait docile et d'un maniement facile. Point n'est besoin de lui mettre des piles. C'est assez dire que la lecture est le plaisir solitaire par excellence et, qui goûte à ce plaisir-là en aura du bonheur toute sa vie. Celui, celle qui lit échappe au chagrin, à la solitude, à l'impatience et à l'ennui. l'amateur de la lecture n'est jamais seul. Il se moque des avions en grève, de la pluie et des files d'attente.Il éteint joyeusement la télévision pour se mettre au lit avec son livre (...).
Donner le goût de la lecture aux enfants, c'est leur offrir une armure contre les vilénies de la vie. On croit trop souvent, à tort, que les auteurs célèbres sont de vieilles perruques, à cause des bustes et des images désolantes qu'on a faits d'eux, à la fin de leur vie, pour les honorer.
J'ai eu la chance de savoir lire très tôt, à une époque où il n'était pas interdit d'apprendre l'alphabet à leurs enfants. Depuis, ma vie n'a été qu'un heureux tissu de livres. Non seulement on fait d'étonnantes découvertes dans les livres, mais encore ils constituent le moyen le plus efficace de s'évader d'une décevante réalité. C'est pourquoi il convient d'avoir toujours des livres à portée de main.

vendredi 5 février 2010

Je vous dis que j'ai raison

Nous pensons connaitre la vérité, nous n'en voyons qu'une part....
La parabole de l'éléphant et des aveugles en vidéo (1 min 30)

jeudi 28 janvier 2010

Souvenir d'enfance : la pince à linge

Hier, assis tranquillement sur ma chaise, je voyais passer dans mon esprit, l'image d'une pince à linges.
Qu'était venu faire, dans ma tête, cet objet en bois ou en plastique qui côtoie mes chaussettes chaque semaine? Par l'étrange jeu des associations d'idées, la réponse est venue, quelques instants plus tard, en me ramenant plusieurs années en arrière. C'était durant mon enfance. J'aurais pu revoir les crocodiles ou les rocking chairs que j'offrais à ma maman pour la fête des mères. Mais c'est une autre image qui revint. Celle des cabanes....

Ah! Qu'est ce que j'ai pu en construire, des cabanes! Dans ma chambre, entre deux meubles ou à l'extérieur, à l'ombre d'un arbre. Et attention, pas des cabanes de bois dressées majestueusement grâce à un entremelage adroit de bouts de ficelles. Non des cabanes de tissus!

Pour cela, j'allais piquer un seau complet de pinces à linge, dans la buanderie, et je m'affairais ensuite à maintenir un pull avec une nappe, elle même accrochée à une couverture. Il fallait parfois une dizaine de pinces pour joindre des tissus aux textures et épaisseurs si différentes. Ces etoffes bigarrées pendaient maladroitement mais grâce aux pinces, elles résistaient tant bien que mal au vent et à mes déplacements incessants. Bien sûr, à chaque fois, il y avait les lâcheuses qui sautaient à la moindre occasion. Et puis il y avait celles qui ne résistaient pas à leur mission et mouraient démembrées. Pauvres pinces!

Heureusement la plupart jouait pleinement leur rôle. Les tissus cousus de pinces m'offraient un logis d'imaginaire et de joies simples.
En creusant davantage mes méninges, je me souviens aussi que certaines d'entre elles avaient une mission sécrète : offrir de petites ouvertures amovibles. Celles ci me permettaient, sans être vu, d'espionner....
J'étais à l'abri, invulnérable dans mon blockhaus de tissus. Comble du bonheur, j'avais de quoi tenir ! Une fois que la cabane tenait son rang, une des premières missions, consistait à aller chercher des biscuits et des bonbons. Pour tenir un siège...


Tiens en parlant de siège, je vous ai raconté qu'hier assis tranquillement dessus, j'ai vu passer dans mon esprit....

mardi 12 janvier 2010

Un autre texte sur l'écoute

Je vous propose encore un texte sur l'écoute.

"Quand je te demande de m’écouter et que tu commences à me donner des conseils... je me sens mal.

Quand je te demande de m’écouter et que tu commences à me dire pourquoi je ne devrais pas ressentir cela... tu n'as pas fait ce que je te demandais

Quand je te demande de m’écouter et que tu penses que tu dois faire quelque chose pour résoudre mon problème... tu m'as fait défaut, aussi étrange que cela puisse paraitre.

Ce que je te demande, c’est de m’écouter, uniquement de m’écouter...

non de parler, conseiller ou faire quelque chose.

Les conseils sont bon marché,

Pour quelques euros, je peux avoir l'horoscope et le courrier du coeur.

agir, je le peux, je ne suis ni impotent ni impuissant,

seulement découragé, hésitant et j’ai besoin de parler.

Quand tu fais quelque chose pour moi que je peux faire moi-même,

tu contribues à ma peur, tu manques de confiance en moi, tu accentues mon inadéquation.

Quand tu acceptes de m’écouter, quand tu acceptes que je ressente ce que je ressens (même si cela peut te paraître irrationnel)

je peux lâcher et commencer à me comprendre. Lorsque c'est clair, les réponses deviennent évidentes

et je n’ai pas besoin de conseils.

Peut être est ce pour cela que la prière marche, parfois, pour quelques personnes, car Dieu est muet.

Il ou elle ne donne pas de conseils. Il ou elle n'essaye pas d'arranger les choses.

Ils écoutent simplement et te laissent résoudre le problème par toi-même,

S’il te plaît, écoutes-moi et entends moi.

Si tu veux parler, attends juste un instant et je t'écouterai.

(Anonyme)

vendredi 4 décembre 2009

le temps d'une éclaircie

La pluie s'est arrêtée ce midi. Le ciel est bleu. les nuages ne dominent plus.
Je sors prendre une bonne bouffée d'air frais et lumineux. Ce soleil me revigore et me redonne de l'énergie. C'est juste un instant. Un instant juste. La nature est toujours là, présente, défeuillée mais bien vivante. Je me fais cette remarque car le noir des nuages me l'avait fait un peu oublier. Dehors une boule de graisse attire des moineaux, des tourterelles, des étourneaux et une mésange essaye tant bien que mal de se frayer un passage. Pas assez de temps pour aller à la conquête de l'extérieur, mais un temps suffisant pour prendre quelques instant-annés

mardi 24 novembre 2009

la Forêt


Hier, je vous parlais de ma balade en Forêt de Dimanche.
Ce qui est amusant, c'est qu'hier soir, un ami m'a envoyé un lien vers un site sur la gestion d'une forêt, d'un pays du Nord. La forêt m'appelle en ce moment, dirait-on.
Le site est magnifique et pédagogique. Cette promenade en forêt virtuelle est de mon point de vue fabuleuse. Un site d'une qualité rare. Je vous laisse le découvrir en cliquant sur le lien :





lundi 23 novembre 2009

Hop, le temps d'une éclaircie

Hier matin, le temps était splendide. Le moment idéal pour répondre à l'appel de la forêt.
Une forêt avec des feuilles mortes en pagaille, des arbres dénudés jouant avec la lumière du soleil, des flaques d'eau boueuse dessinant dans leur reflet les contours des arbres. Mais aussi des chants d'oiseaux et l'absence de bruits de voiture. C'est encore des odeurs de sous bois, de branches pourries et de champignons cachés. C'est également des pas de bottes qui font splash et qui s'enlisent parfois pendant que nos mains découvrent l'écorce d'un bouleau ou la texture d'une feuille d'hêtre bizarrement très grande. Une balade revivifiante qui se termina juste à temps sous un déluge d'eau et de vent. Un moment qui réveille les sens.




jeudi 12 novembre 2009

Philosophie et thérapie

Deux choses qui m'intéressent ici :
- Mélanger deux pratiques: la philosophie et la thérapie.
- Ne pas lutter contre. Facile à dire pas facile à vivre et pourtant alors que souvent, on nous a appris à tout maîtriser, ici encore, il nous invite à lâcher prise et vivre nos émotions, même les plus désagréables.

François Roustang est un thérapeute.
Voilà quelques extraits d'une interview sur le sujet de son nouveau livre "Le secret de Socrate pour changer la vie".
"Socrate nous interroge pour nous empêcher d'avoir des pensées. C'est quand on rentre dans le non savoir qu'on est obligé de rentrer dans une expérience de vie. Dans l'incertitude, il ne reste qu'une chose certaine : "j'existe" et cette expérience là est fondamentale et fondatrice". "Le but du dialogue c'est l'expérience du non savoir et non la vérité". "Il faut lâcher prise". "Quand nous voulons maîtriser nos pensées, nos émotions, nos chagrins, on est perdant. Si on les laisse participer à l'ensemble de notre être, si on les laisse circuler, elles vont prendre leur juste place et changer. Si je laisse la peur prendre toute la place qu'elle veut, elle se transformera en énergie. Si on lutte contre, on est perdant, on est crispé. Je laisse faire l'angoisse et je récupère son énergie. Tout doit prendre sa place. "

mardi 3 novembre 2009

l'effet Nocebo

Vous connaissez sans doute l'effet Placebo (on vous donne un médicament sans effet thérapeutique et pourtant vous guérissez). Cet effet illustre l'influence du mental sur l'organisme.
L'effet Nocebo illustre le même effet mais dans l'autre sens. On vous présente quelque chose de nocif (alors qu'il ne l'est pas) et vous tombez malade.
On avait annoncé à une personne qu'elle avait un cancer inéluctable. Celle-ci mourut quelque temps plus tard avec ...une tumeur bénigne. Le diagnostic n'avait pas été bien posé, c'est le moins que l'on puisse dire.
On annonce la mise en place d'une antenne relais et voilà que des personnes commencent à avoir des maux de tête, des nausées, des goûts de métal dans la bouche. Lorsque le voisinage demanda à enlever l'antenne, on s'aperçut qu'elle n'avait jamais été posée.
On s'aperçoit que des médicaments génériques, pris par des patients qui ont un doute sur leur qualité, sont moins efficaces.
Sur wikipedia, un autre exemple :"
Cet effet nocebo peut aussi prendre la forme des effets indésirables d'un vrai médicament. Il est présent car le patient, sachant qu'il prend un médicament, recrée inconsciemment les effets indésirables dont il a pu entendre parler auprès de ses amis, dans les médias, ou simplement lus sur la notice. Ces effets, distincts des effets secondaires réels d'un médicament, sont de nature purement psychologique - même si la distinction entre les deux n'est pas toujours aisée."
Dernier exemple chez les rats. Des scientifiques leur ont injecté un immuno-dépresseur les rendant plus faibles. Plusieurs semaines plus tard, ils leur ont refait une piqûre sans rien et on observe chez les rats de nouveau une baisse de leur défense immunitaire.

Notre pensée a un impact sur notre santé. Et lorsque l'on sait la masse d'informations dans laquelle nous baignons comment ne pas en être affecté.....

jeudi 22 octobre 2009

un chat chasseur sachant chasser

L'autre jour, je me promenais dans un immense jardin campagnard. Un chat impassible, la tête tournée vers le bas, attire mon regard. Je m'approche doucement pour aller caresser la bête. Je m'attends à ce qu'il bouge, s'enfuit. Rien, son regard et son attention sont attirés par le sol.
En m'approchant, je découvre qu'un petit monticule de terre est entrain d'émerger. Le chat est à l'affut et attend patiemment qu'une taupe sorte de se caverne nocturne. La taupe ne sortira pas. Je crois que mes pas ont du la dissuader de sortir le bout de son nez. Quel bon moment, en tout cas! Un long moment de silence où la patience du chat m'a impressionné. Le temps s'était arrêté.
Le soir, j'ai pris le temps de manger, conscient quelques instants que je pouvais manger à ma faim, quand je voulais, où je voulais et dans les quantités réclamées par mon estomac.

mardi 13 octobre 2009

Le hasard au détour d'une phrase et d'un livre

Hier, comme chaque matin, je me suis apprêté à écrire un post pour ce blog. La sensation du moment était à une citation. J'en ai une multitude en stock sur mon ordinateur et j'aime en choisir une qui me parle pour la journée. Hier c'était une de George Eliot (voir mon post d'hier).

Une fois mise en ligne, je fonce dans ma voiture, direction la gare pour une longue semaine d'aller retour en train, en région parisienne et ailleurs en France. Je prends avec moi le livre "Le grand roman de la Vie" d'Yves Paccalet. Je me régale de sa verve, de son ironie caustique et de ses connaissances scientifiques. Il parle de naissance de l'univers, de galaxies, d'atomes avec des chiffres si inaccessibles qu'il nous renvoie à notre mesure dérisoire d'être humain. Nous ne sommes rien dans l'échelle du temps et de l'univers. Je ne prends pas tout ce qu'il dit mais je suis capté par sa poésie matérialiste comme il aime tant à la définir.
Ainsi je parcours ses pages, je m'en régale, même si je dois m'y reprendre à plusieurs fois car il fait beau et mon regard s'échappe souvent de la fenêtre du train. Mieux, mes oreilles gouttent le silence du wagon. Pas un bruit, pas une sonnerie de téléphone intempestive, pas une mouche.Tout est apaisé. Même le parfum de la jeune femme à côté de moi participe à ce présent festif et calme. Le voyage est divin.
Soudain au détour d'une page, Yves Paccalet fait référence à une (pas un) certaine George Eliot !!!!, poétesse anglaise que je n'avais côtoyé dans ma vie qu'au travers d'une citation posée le matin même sur mon blog. Quelle coïncidence rigolote. Je souris, je suis béa. Quelle belle journée!
C'était sans doute une journée qui se prêtait à la poésie.
Et je ne peux que conclure ce post par la citation d'hier :
"Il n’est jamais trop tard pour devenir ce que l’on aurait pu être.» George Eliot. Et je rajouterai, il n'est jamais trop tard pour se mettre à la poésie.


vendredi 25 septembre 2009

Les enfants et la goumandise

Dans cette vidéo, on explique aux enfants qu'ils ont le choix.
Ils peuvent manger le chamallow, mais s'ils attendent sur leur chaise, ils auront le droit d'en avoir un deuxième.
A déguster sans retenue. ;o)))

jeudi 24 septembre 2009

Un instant

J'aime mettre en ligne ces petits instants de rien du tout mais dans lesquels notre environnement prend une toute autre place.
Hier soir, j'étais dans une zone commerciale inconnue dans l'est de la France. Il y avait une mauvaise odeur de goudrons de pots d'échappement. L'espace était occupé par des dizaines de magasins, des parkings, des routes et des voitures en enfilade. Pas terrible la vue.
Je lève mon nez et je découvre ce ciel bleu orange noir de fin d'après midi avec les traces d'un avion pas vraiment rectilignes. J'y vois un demi tour et de m'imaginer "Et commandant, on a oublié les clefs, faut revenir à l'aéroport".
Personnellement, je suis rentré le nez en l'air.

lundi 21 septembre 2009

Ces petits instants

J'imagine qu'il vous arrive de vivre des petits instants de grâce. Ils sont souvent imprévus. Ils vous illuminent alors, l'espace d'un très court instant et vous vous sentez bien. Un animal furtif à l'orée d'un bois, une fleur, une musique qui vous transporte, un ciel éclairé, une personne inconnue qui vous sourit, une présence chaleureuse, une bonne nouvelle, que sais je encore...
Hier en début de soirée, le soleil se couchait et rougissait. Je me suis arrêté, deux secondes, pour apprécier sa lumière sur une de mes plantes en pot. Rien de bien extraordinaire et pourtant quelques secondes d'éternité et de bien être.